[TR] Les trips du Doub

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Doubick

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #75 le: 14 juin 2017 à 11:53:01 »
Merci pour vos commentaires les gars, ça fait plaisir.  :-)
Y a encore une belle flopée qui arrive, stay tuned.

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Doubick

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #76 le: 14 juin 2017 à 23:53:59 »

Des chasseurs de crédits à l'ouest d'ici




Entité qui peut faire office d'OPNI (objet parconautique non identifié), EPCOT est un parc assez déroutant de prime abord. Benjamin de Walt Disney World, le parc entre en chantier en 1979 (soit 8 ans après l'ouverture du MK), pour ouvrir en 1982. Les initiales, signifiant Experimental Prototype Community of Tomorrow, correspondent à un concept imaginé par Walt Disney himself quelques années avant qu'il ne passe l'arme à gauche. C'est ici qu'étaient censés s'épanouir ses rêves d'urbanisme futuriste, et qu'étaient censés éclore aux yeux de tous les solutions qui nous mèneraient vers une vie meilleure. Bien. Dans l'état, on est dans un futur de la fin des années 70 plutôt kitsch mais pas dénué de charme, comme vous pourrez le constater dans ce TR.

La première chose que vous verrez en arrivant à EPCOT,
c'est la grosse boule renfermant Spaceship Earth, l'énoooooooorme Dark Ride du parc.

Capable d'engloutir 2400 personnes par heure,
vous n'attendrez jamais plus de 20 minutes, et ce quelle que soit l'affluence.

Le ride est un omnimover de 154 nacelles capables d'accueillir 4 passagers chacune,
le tout en embarquement continu.

Et concrètement, qu'est-ce que c'est ? Spaceship Earth, comme son nom ne l'indique pas, nous fait monter à bord d'une machine qui nous fera revisiter les grandes évolutions de l'Histoire de l'humanité. Des premiers langages à l'écriture, du théâtre (Grèce) aux systèmes de communication par routes (Rome), de la chute romain au Moyen-Âge, de la Renaissance aux évolutions du XXème siècle jusqu'à nous amener dans un futur fantasmé et cosmique.
Ce qui impressionne, c'est l'immensité de l'attraction, et cette sensation d'être submergé par un gigantisme qui dépasse les structures propres du bâtiment. Les quelques 15 minutes que dure le ride ajoutent évidemment à cette idée, mais la construction des scènes et le côté hypnotique qui s'en dégage permettent vraiment d'être subjugué. Si les premières scènes composées d'animatroniques ne dénotent pas plus que ça avec ce qu'on peut voir dans un Dark Ride classique, les scènes dans l'espace valent absolument le détour. Je ne pense pas que cette attraction fasse l'unanimité, mais pour moi, le capital sympathie est indéniable. Premier bon point pour EPCOT !

Non, rien à voir avec Space Fantasy.

Les scènes avec les animatroniques sont dans leur ensemble assez classiques. Ici les phéniciens.

Et là Alien, le huitième passager. Nan j'déconne.

Tu sors de là-dedans, t'as les yeux qui collent, complètement aveuglé.

Mais si ça te permet de ne pas voir les coups de pute sous la chaleur estivale...

EPCOT se construit autour d'un grand lac et se découpe en pavillons représentant chacun un pays différent. Pour tous vous les citer : La France (en premier, bien sûr), l'Italie, le Mexique, la Chine, la Norvège, le Japon, l'Allemagne, le Maroc, l'UK et le Canada. Détail amusant, les employés travaillant dans ces différents pavillons sont tous issus du pays représenté. Allez dans le pavillon français, et vous vous rendrez compte que les employés sont tous français.
Concernant l'organisation de sa journée, vu le faible nombre d'attractions, prévoyez bien de fonctionner avec des fast-pass. Priorisez Soarin, puis Test Track. S'il vous reste un créneau de disponible, prenez-en un troisième pour Mission Space, et vous passerez une journée tranquille. L'intérêt étant de pouvoir flâner dans les pavillons, s'asseoir au bord d'une fontaine, profitez d'un restau le midi, et de rider dès que l'heure se pointe. C'est vraiment la meilleure façon de profiter du parc sans se taper 90 à 180 minutes d'attente pour Test-Track. Et de ce fait, tout se passera comme sur des roulettes !

Vu le rythme effréné d'un tel trip en tant que first-timers, ce genre de journée n'est pas pour nous déplaire.

Au loin, le pavillon marocain.

Il y a aussi ces ponts permettant de traverser le lac, qui sont assez laids et fleurent bon les années 80.

Jumpscare tellement c'est moche. Ah oui, j'suis comme ça. Cardiaques s'abstenir.

Allez, calmez-vous. Tenez. Une dose de bucolie.

Là, le Mexique, où nous riderons la deuxième attraction de cette journée.

Ne vous fiez pas à sa taille, c'est en fait assez grand dans ce bazar.

Y a d'ailleurs un restau qui joue avec les interactions du temple et du volcan.

Entre le restau et le temple sillonne un Dark Ride, qui, comme vous pouvez vous en douter, est assez mauvais.

On y suivra deux caballeros qui recherchent leur troisième compère (qui n'est autre que Donald), pour pouvoir jouer un concert au Mexique. Voilà. C'est aussi bien que le résumé peut le laisser présumer. Décidément, les rides qui traitent de concerts, c'est pas ça qu'est ça. N'y voyez aucune référence à RNRC.

Une grande partie des scènes "importantes" sont des scènes incrustées sur écrans.

On croirait une version de Small World Made in Europa Park.

Eclairage douteux.

Outch.

Ah bah ouais mais vous en attendiez quoi en même temps mesdemoiselles ?

La suite se passe chez nos potes les scandinaves, avec une attraction qui ne va pas révolutionner le monde du Dark Ride non plus.

Mon petit doigt me dit que c'est dans le coin...

Et il a raison. 5 minutes d'attente, ça devrait le faire.

Pour la culture de ces messieurs dames, sachez qu'un Maelström est un énorme tourbillon, surnommé "trou noir de l'océan", qui aspire tout ce qui passe à proximité dans des profondeurs abyssales. Le terme nous vient de Norvège, étant donné que c'est dans ce pays que se regroupent les plus puissants courants du monde (propices à la formation de violents tourbillons), notamment au Saltstraumen, détroit de Norvège situé entre deux îles du nord du pays. Voilà pour la touche culturelle. Quant au Dark Ride, sachez qu'il ne s'agit absolument pas d'un puissant tourbillon, mais d'une balade mêlant marche avant et arrière qui narre approximativement l'histoire de la mythologie nordique avec des animatroniques de années 20. Tout ça pour ça.

Bon déjà, en terme de clichés, ça annonce la couleur.

Bluffant.

Rendez vous compte ! Une drop !

Ça fait un peu pitié ouais. On passe à la suite ? Ok.

Vous ne préférez pas un petit film bien stéréotypé sur la Norvège contemporaine avant ? Non ? Bon, d'accord...

On poursuit en visitant quelques pavillons, avant d'aller casser la croute chez les marocains sur les conseils de T'n'P (conseil au demeurant excellent, comme d'hab). Voici quelques photos de nos déambulations, avec évidemment le pavillon cocorico, avec son lot de Tour Eiffel et chefs étoilés. Parce que c'est ça la France jeunes gens !

L'entrée du pavillon chinois. Non, ce n'est pas l'entrée du 13ème arrondissement, bande de mauvaises langues.

Ça y est, je vois d'ici les identitaires qui gigotent dans le fond de leur siège...

Je les entends dire que ça manque de Jeanne d'Arc et de Maréchal Pétain.

D'accord, mais voyez, il y a d'autres héros nationaux !

Ils permettent d'ailleurs à Uncle John de se repaitre à sa guise.

Ah, puis en France, on aime les fleurs et les bibliothèques. Comme dans la Belle et la Bête.

Pose ton cul ça mouille.

La fine équipe comme à la maison.

On aura aussi vu leur film dans le pavillon, intitulé "Impressions de France". Vous y apprendrez qu'en France, on est bloqués dans les années 80, on roule au mieux en 4L, sinon en charrette, tout ça pour aller au marché avec des paniers en osier. La moyenne d'âge du pays avoisine également les 70 ans. Vive la France putain de bordel. Quand même l'opératrice nous déconseille de rester pour voir le film, c'est qu'il faut s'attendre à du lourd. Et dans le genre, on a été servi.

Poursuivons avec l'UK et ses boutiques de porcelaine.

L'Allemagne et ses choucroutes.

Le Maroc et ses couscous.

Très bon ceci dit, avec danseuses du ventre, zikos, assiettes copieuses et tout le tremblement.

Et bien sûr, l'Amérique post-coloniale, sans indien pour venir faire chier.

Bon, et puis parce qu'après avoir bouffé un bon couscous des familles c'est quand même assez top, allons tâter du Mission Space. Deux niveaux de puissance sont proposés : un vert et un orange (le noir étant une vieille légende urbaine). Nous choisissons évidemment le orange, et j'emmène la fine équipe dans ce bordel insolite sans qu'elle ne sache à quoi s'attendre. Ces dames s'imaginaient en train d'attendre pour un simulateur à la Star Tours, imaginez mon rire sous cape dans la file d'attente... Parce que là, on a quand même affaire à une sacrée expérience.

Devant, c'est le vide intersidéral.

"Ouais, ouais ! Venez ! C'est genre Star Tours !" Gnark, gnark.

Déjà, si ton odorat fonctionne à peu près, tu sens que ça pue le piège dans toute la file d'attente. Quand tous les 10 mètres on te balance un panneau ou une vidéo en te matraquant des "Si vous êtes claustro, veuillez demandez à un opérateur de vous indiquer la sortie", tu sais que tu mets les pieds dans un truc pas très catholique.

Ces pauvres hères ne savent pas ce qui les attend...

On s'approche de la zone fatidique.

Mission to Mars.

Vous avez compris ?

Alors placez-vous.

L'angoisse et l'appréhension sont maintenant palpables parmi l'assistance.

Le piège se referme petit à petit sur mes accompagnatrices, qui ne comprendront que trop tard dans quoi elles ont foutu les pieds. Après avoir attendu dans le sas d'embarquement, les portes s'ouvrent, et nous pouvons accéder aux nacelles. Chaque nacelle peut accueillir 4 visiteurs. Ça tombe bien, nous sommes 4 ! Une fois installé, l'opérateur nous demande une dernière fois si nous voulons sortir. L'incompréhension se lit dans le visage de mes compagnons. "Non", disent-elles, non sans interrogation dans leurs voix. Les harnais s'abaissent, l'opérateur nous indique des poches à vomi situées face à nous avant de disparaître. Tout à coup, la porte latérale de la nacelle se referme, et l'avant du bordel vient se coller sur nos nez. L'espace est très confiné, très étouffant, et nous nous retrouvons avec un écran, un joystick et plein de boutons à portée de main. Un vrai cockpit ! Chaque habitacle est équipé d'une caméra individuelle pour que les opérateurs surveillent que les visiteurs vivent l'expérience sans encombre.

C'est alors que le bazar démarre... Il va s'agir d'aller faire une mission sur Mars puis de revenir sur Terre. Et là, bordel... Le décollage... On sent que notre visage se déforme, que notre cage-thoracique s'enfonce en nous, et que le souffle se trouve réduit. La sensation se propage lentement, dure, et monte fortement en intensité. C'est franchement impressionnant. Durant notre voyage, il nous sera possible de suivre les indications données verbalement par la NASA (ou ISTC), en appuyant sur les boutons requis et en utilisant notre joystick. Se prendre au jeu n'est pas si facile, tant les mouvements sont lourds et les décisions longues à arriver au cerveau. Et plus le voyage va durer, plus les accélérations seront intenses. Vous l'aurez compris, il s'agit d'une centrifugeuse qui s'avère être extrêmement impressionnante pour des lambdas du genre. Une attraction unique dans le paysage des parcs d'attractions, et qu'il ne faut louper sous aucun prétexte ! Et même après avoir bouffé un gros couscous, c'est garanti sans nausée, alors n'hésitez pas une seule seconde, vous le regretteriez !

Dans la catégorie des Dark Rides dont on ne rêvera pas la nuit, vous pourrez trouver The Sea with Nemo and Friends. Un omnimover qui mêle incrustations sur écrans, décors en plastoc et aquarium réel. Si la file annonce plus de 15 minutes et que votre temps est compté, passez votre chemin. C'est le genre de ride qui est aussitôt fait, aussitôt oublié.

Un peu de verdure dans ce monde de brutes.

Les plus perspicaces d'entre-vous auront compris qu'il s'agit de l'entrée.

Le bâtiment ne cache aucun SC 2000 de foire, comme peuvent le laisser entendre
ces méduses phosphorescentes qui pendouillent au plafond.

Non, il s'agit bel et bien d'un Dark Ride.

Et comme tous les omnimovers en forme de coquillage, c'est plutôt naze.

Génial. Au suivant.

On continue avec un Dark Ride à la con ? Pas de problème ! Parlons de Journey into Imagination ! Un Dark Ride interminable (14 minutes), qui propose au visiteur d'explorer les cinq sens de l'Homme. Sauf que les scènes sont d'un inintérêt total et que le petit dragon qui sert de file rouge et nous accompagne sur l'ensemble du trajet est particulièrement agaçant. Déjà que l'extérieur du bâtiment n'est pas bien reluisant, alors ce qu'il y a dedans... À éviter absolument.

Bienvenue en 2013.

Mh... Qu'en penser ?...

Le docteur Nigel Channing, à droite, vous fait part de ses expériences pour mieux vous initier à l'appréhension de vos sens.

Pénible.

Voilà. Lisez les lettres comme chez l'ophtalmo. Heureusement qu'il n'y a pas de DR sur la proctologie à EPCOT.

Bon. Il nous reste quand même deux gros rides à faire par ici.

Vous avez deviné, ça y est ?

Un indice concernant le premier pour les plus mous du bulbe.

Bravo ! Vous avez trouvé ! Test-Track était affiché avec plus de 180 minutes d'attente toute la journée, et notre fast-pass nous aura fait passé en 10 minutes à peine. Béni soit ce système, que je vous recommande à nouveau, chaudement, d'utiliser dès votre arrivée dans le parc. Test-Track est un Dark Ride très particulier conçu par Dynamic Attractions. Particulier car il propose, en plus d'une partie balade assez accidentée, comprenant virages brusques, accélérations et décélérations, une vitesse de pointe de 105 km/h sur une piste à l'extérieur du bâtiment. Les vrombissements des voitures se font entendre dans tout le parc lorsque celles-ci traversent cette partie, et il nous tardait d'enfin pouvoir poser nos fesses dessus ! Quand on s'intéresse un temps soit peu aux Dark Rides, c'est quand même une attraction qui ne peut qu'intriguer !
Non sans appréhension, étant donné que le ride a été retapé en 2012 pour arriver avec une nouvelle mouture en décembre de la même année. La première version était tout à fait raccord avec son nom. Dans une espèce d'annexe d'usine, elle proposait de tester les freins d'une voiture, sa résistance à la chaleur et au froid, un crash test, et proposait de vraies interactions avec le décors, pour finir sur ce fameux passage à l'extérieur.

Ce coup-ci, il est temps.

Un plan plus large pour vous montrer l'immense devanture du pavillon, exclusivement dédié à Test-Track.

Disney et le placement sur des numéros, y a pas à dire, c'est une passion.

Dans le genre ride qui m'intrigue, il place la barre assez haut !

Maintenant, l'intérêt de l'attraction est hélas assez limité... Cette nouvelle mouture est en fait une version au rabais, comme toujours quand Disney retape une de ses attractions pour en faire une nouvelle version. Dans la file d'attente, on nous propose de pimper notre véhicule avec un écran tactile, ce qui, je crois, n'a aucune influence sur le reste de l'attraction (pas comme un robocoaster où il est possible de créer son programme), et les décors assez uniques et originaux de la version originale sont aussi remplacés par des décors très minimalistes et graphiques, à la Tron, sans véritablement de sens et sans intéractivité avec le véhicule. Argh... Déception... Le tout ne consiste qu'en de courtes phases d'accélération, de décélération et de freinage, sans autre forme de procès, et se conclut par ce fameux rush en extérieur. Flinguer des attractions à concept en retirant tout ce qui fait leur jus, ça c'est la patte Disney. Notre Space Mountain en a déjà subit les tristes conséquences.

La partie extérieure est extrêmement difficile à avoir. Surtout quand la mise au point se fait la malle.

Alors, plus qu'une munition pour EPCOT, et pas des moindres, puisqu'il s'agit de Soarin', qui fête ses 8 ans cette année. Planqué dans une espèce de mall dégueulasse, l'attraction propose une file d'attente assez amusante car totalement intéractive. Des mini-jeux à reconnaissance de mouvement sont projetés sur les murs, auxquels toute la file peut jouer en même temps sans se marcher dessus. On n'est pas sur du Gameplay hallucinant, il va surtout s'agir de s'envoyer des ballons ou de faire voler un piaf le long d'un parcours en évitant des obstacles. Ça paraît con, mais ça occupe vraiment le temps d'une file.

Non, on ne se dirige pas vers le parking d'un centre commercial, mais bien vers Soarin'.

Ça, on n'aura pas fait. Putain mais on se croirait vraiment à Carré Sénart !

C'est mieux que ça ? Bof. Je ne saurais dire.

Une petite vue d'ensemble de ce lieu sans aucun charme. Avec le Grill au fond, ça sent le graillon d'ici.

L'entrée de l'attraction, qui pourrait aussi bien être l'entrée de la Fnac.

Le doute est levé.

Nous nous apprêtons alors à découvrir les mini-jeux de la file d'attente.

Pour le ride en lui-même, c'est sans doute le simulateur le plus bluffant qu'il m'ait été donné de faire. Il propose de voler au-dessus des États-Unis à travers ses paysages marquants pour arriver jusqu'à la Main Street d'Anaheim, le tout avec une fluidité exemplaire et sans aucun parasite, pour peu que vous ayez la chance de vous installer à l'avant, et au centre. Ça vous évite d'avoir les santiags de Jean-Jacques qui trainent un haut de l'écran, et vous n'avez qu'à profiter du film projeté juste en face de vous. Bien sûr, l'attraction ajoute à son film des effets météo, notamment du vent, histoire de vous immerger le plus possible dans son univers. Soarin' est une expérience qui se vit plus qu'elle ne se décrit. J'espère vous avoir donné envie de la découvrir et que vous suivrez (dans la mesure du possible, on est chez Disney) mes conseils quant au placement à privilégier. Un très bon point que cette attraction !

De rien.

Voilà ! On a fait le tour des attractions d'EPCOT ! On se fait le verdict maintenant ? Ok. D'un point de vue attractions, il y a quand même deux musts, qui doivent être ridés au moins une fois dans la vie d'un fan de parcs d'attractions. À savoir Mission Space et Soarin'. Combien de parcs peuvent se targuer d'avoir deux vrais musts ? Pas tant que ça. Compte tenu du faible nombre d'attractions, le parc comporte pas mal de déchets (Journey into Imagination, The Sea with Nemo and Friends, Maelström, Gran Fiesta), de déception (Test-Track), mais aussi d'agréable curiosité (Spaceship Earth). Et ce qui fait quand même la force de ces parcs, c'est cette capacité de gérer très facilement des flux énormes de visiteurs. C'est d'autant plus visible à EPCOT qu'encore une fois, le nombre d'attractions est très réduit, même si leurs capacités sont monstrueuses. Certains parcs devraient en prendre de la graine (coucou Port Aventura et ses coupe-files payant et obligatoire pour accéder aux premiers rangs, et ses montagnes-russes qui tournent à un train quand la file annonce plus de 2h).

Je ne suis pas Disneyfan, mais ça c'est vraiment quelque chose qu'ils font éminemment bien, surtout à WDW. En rappelant qu'on n'aura pas vu une seule attraction en panne durant nos 4 jours de visite sur les parcs Disney, on risquerait de foutre un infarctus à nos amis de DLP. Donc on ne le fera pas. Pour mettre un point final à mon avis sur EPCOT, disons que c'est un parc qui peut rebuter de prime abord mais qui est habité par un charme très communicatif. On n'y vient pas pour faire la course aux rides mais pour se reposer entre deux journées. C'est vraiment une curiosité dans le paysage parconautique, et comme toutes les curiosités, ça vaut le coup d’œil !

La journée s'est terminée tranquillement en allant dîner dans le pavillon japonais et en nous baladant dans les allées du parc à la tombée de la nuit. Un moment très agréable.

Éloignons-nous des attractions nous approcher des pavillons.
Pour les plus curieux, le gros cylindre sur la droite, c'est Test-Track.

Le Soleil décline petit à petit.

On n'aura pas eu la motiv' de voir ce qu'il se trame là-dedans.

N'oubliez pas qu'EPCOT propose des choucroutes en service continu.

À la tombée de la nuit, le parc trouve un nouveau charme insoupçonné,
avec notamment la Stavkirke du fond.

Le genre de balade qui détend.

Au sortir du restau, il fait nuit. Il est temps de se diriger tranquillement vers l'hôtel.

Un dernier coup d’œil à Test-Track, la déception du jour.

Et à Spaceship Earth, la surprise du jour.

Du coup, elle aura même le droit de clôturer ce TR d'EPCOT !
« Modifié: 29 juin 2017 à 19:06:15 par Doubick »

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Florian

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #77 le: 15 juin 2017 à 17:46:35 »
Merci Doubick, tes TR sont tops, ça fait plaisir de se replonger dans les parcs floridiens !  :mrgreen: :mrgreen:

Juste une remarque sur Mission Space : "garanti sans nausée" tant que tu es concentré sur les écrans, tout va bien. Mais j'ai eu le malheur de tourner la tête pour regarder ailleurs, et alors là tu te rends compte immédiatement que tu es en fait en train de tourner en rond super vite, et c'est assez gerbant !  :mort:

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Doubick

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Re : Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #78 le: 15 juin 2017 à 18:58:48 »
Merci Doubick, tes TR sont tops, ça fait plaisir de se replonger dans les parcs floridiens !  :mrgreen: :mrgreen:

Juste une remarque sur Mission Space : "garanti sans nausée" tant que tu es concentré sur les écrans, tout va bien. Mais j'ai eu le malheur de tourner la tête pour regarder ailleurs, et alors là tu te rends compte immédiatement que tu es en fait en train de tourner en rond super vite, et c'est assez gerbant !  :mort:

Merci m'sieur !  :-)

Du coup c'est peut-être pas si innocent que ça cette interactivité que le visiteur a avec son environnement dans Mission Space. Le fait de devoir se concentrer sur l'écran et sur ce que te dit la base pour appuyer au moment voulu sur les boutons. Certainement pour te garder concentrer sur une tâche et éviter à ton oreille interne d'avoir le temps de comprendre que t'es en train de tourner à toute patate. Sur les 4 que nous étions (dont 2 totalement lambdas des parcs d'attractions), aucun n'a ressenti la moindre gêne grâce à ce focus !

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fafien

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #79 le: 16 juin 2017 à 08:36:51 »
Merci pour les TR, c'est vraiment super à lire  :mrgreen:
Parc fait : EP, PAV, PAM, PWM, Efteling, Waly, Disney, PA, Bobbe, Plopsa coo, plopsaland et Alton.

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Doubick

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #80 le: 16 juin 2017 à 19:32:30 »

Des chasseurs de crédits à l'ouest d'ici




Ah oui, je vous le concède, on a ici affaire à un gros morceau ! De ces parcs qui font rêver plus d'un coasterfan et qui font frissonner rien qu'à l'évoquer. Faut dire qu'il abrite quelques machines très appréciables... Ouvert en 1959, il s'agissait à la base... d'une brasserie en plein air ! Et oui jeunes gens ! L'usine avoisinante et les clients disparaissant, le site s'est reconverti d'abord en zoo, puis en parc d'attractions avec des animaux. Depuis, on sait ce que c'est devenu. Il fait partie intégrante du groupe Busch Gardens Entertainment (les 2 Busch Gardens et l'ensemble des Sea World), qui draine quelques 23 millions de visiteurs par an. Et si Busch Gardens fonctionne tant, c'est surtout grâce à son offre de grand-huits et à leur intégration soignée, le parc mettant en valeur ses machines avec un goût certain !

Le gros problème de Busch Gardens, je vous le donne d'emblée, c'est ses opérations. Heureusement que nous avons eu l'idée d'investir dès le début de journée dans des Pass Express nous donnant accès à tous les coupe-files, car sinon, nous n'aurions sans doute pas pu tout faire. Et pourtant, l'affluence était franchement raisonnable... Vous êtes prêts ? Alors on y va !

Sans doute le choix le plus judicieux de la journée.

Quand tu vois ce genre de panneau, tu sais d'emblée que tu vas passer une bonne journée.

La première destination pointe déjà le bout de son nez !

Oui, les plus perspicaces d'entre-vous auront reconnu Cheetah Hunt, le Blitz Coaster Intamin qui a le bon goût de proposer 3 launchs et une promenade de 1350 mètres. Promenade, oui, car on ne peut pas dire que le coaster soit un monstre d'intensité. Au contraire, malgré sa vitesse approchant les 100 km/h et son Heartline Roll, il peut facilement être ridé par toute la famille. Les drops ne paraissent pas bien hautes, et le layout plutôt sinueux n'est pas spécialement impressionnant.

Ce moment où tu t'apprêtes à poser tes fesses sur un ride dont tu as suivi toute la construction...

La dispatch est excessivement laborieuse.

Cet élément, très joli offride, est sans grand intérêt onride.

Avec un peu de soleil, c'est encore mieux.

Enfin attention, ça peut vite ressembler à un appareil génital.

Si j'avais été accompagné par des bambins, je suis sûr qu'ils auraient sauté dedans sans rechigner. Pour un rider plus expérimenté, Cheetah Hunt est plutôt sympathique mais manque véritablement de piquant. Il a pour lui sa longueur et un fun incontestable, notamment dû aux trois propulsions, mais tout ça manque quand même de quelques Gs.

Enfin, ne boudons pas notre plaisir, Cheetah Hunt est un bon crédit, et on lève notre chapeau (si vous n'en avez pas, trouvez-en un) à l'équipe chargée d'intégrer la bête, qui a fait un super boulot. La seconde partie du layout, qui sillonne entre des cascades, est une réussite absolue. Pour ce qui est des opérations, par contre... La cata commence... Nous n'aurons fait Cheetah Hunt qu'une fois, car même avec des coupe-files, nous avons attendu... 25 minutes (pour 65 d'affichées). Ah ouais, quand même ! Et pourtant le ride tournait à 4 trains ! Enfin, si on compte un minimum de 2 minutes pour dispatcher un train à quai, on se rend compte rapidement qu'il y a comme un souci.

On l'aurait bien reclaqué plus tard dans la journée, mais c'est limite si on a pu tout faire.

La première partie du layout n'est pas très intéressante, tout prend son sens après le second launch.
(Donc très vite après cet élément).

Détail amusant, j'ai souvenir de cette zone complètement inondée après un ouragan il y a quelques temps.

Si tata a le vertige, elle pourra monter sans trop de crainte tant le layout est proche du sol.

Cheetah Hunt s'intègre parfaitement à son environnement.

On aura pas fait le téléphérique, pourtant idéal pour prendre des photos de Cheetah Hunt.

Quid de la suite ?

Quid, oui, doucement, j'y viens. La suite c'est un peu le début de la science-fiction. Vous avez déjà vu un B&M en panne ? Non ? Ouais, c'est ça, ça arrive quand même de temps en temps hein, faites pas les malins. Vous avez déjà vu 2 B&M en panne, dans le même parc, sur la même journée ? Bah là, c'est un peu ce qui s'est passé. Je vous rassure, on a pu rider l'ensemble des crédits, mais jamais sans qu'un problème technique ou opérationnel ne survienne.

Enfin, aucun problème ne m'empêchera de baver en voyant ça approcher !

Bordel de bordel, je vais rider Montu...

Mais avant ça, il va falloir s'armer de patience.

L'attraction est restée en rade pendant 20 minutes. Nous étions devant les portillons (je rappelle que nous avions un coupe-file), et, alors que nous nous apprêtions à rebrousser chemin, Môssieur a décidé de se remettre en route. Nous accédons donc (enfin) à cet Inverted B&M culte de chez culte, et c'est avec grande joie que nous découvrons que celui-ci, en plus d'être intégré au poil de cul (comme quoi on peut concevoir un grand-huit aérien et créer une vraie théma autour), est d'une intensité très prononcée, bourré de Gs positifs, prenant les inversions sans trainer la patte et avec velléité. Ajoutons à cela que l'engin a 17 ans et est doux comme un agneau. Bref, c'est du bonheur, aux antipodes d'OzIris, que j'apprécie pour d'autres raisons (cf mon second TR du PA). Montu, c'est du B&M oldschool à mettre dans le haut du panier. Il manque assurément quelques foot-choppers dans les tranchées pour être parfait, mais qu'importe, c'est vraiment top !

Au pied du lift, c'est la libération.

La hauteur fait quand même son effet !

Je vais vous donner un indice quant à la prochaine destination. "No Limits". Combien de fois est-ce que vous avez pu le dispatcher sur ce jeu ! Oui, bravo, il s'agit effectivement de Kumba (Y a un vrai côté Dora l'exploratrice dans ces TRs...) ! Le plus vieux B&M du parc, qui fête ses 20 ans cette année, et surtout le premier Sitting B&M ! Un ride historique en somme ! Bien entaché malheureusement par ces opérations catastrophiques de sa race. Quand c'est pas la machine qui fait des caprices, ce sont les opérateurs qui lambinent. 3 trains sur le parcours, mais ils trouvent quand même le moyen de mettre presque 3 minutes à en dispatcher un. Faites le calcul, ça nous fait un train en station, un autre qui attend des plombes sur les freins finaux, et le troisième qui est obligé de s'arrêter en midbrakes. Pas mal pour l'expérience onride !

Chaque fois que quelqu'un oublie de retirer ses lunettes, ils rouvrent TOUS les harnais
et c'est rebelotte pour le checking complet. Ils peuvent faire ça deux à trois fois par train !

Vous avez pensé à amener le réchaud les gars ?

J'en connais qui vont bientôt pouvoir prendre l'apéro aussi !

Ah bah quand même !

Heureusement que la bête dépote sévère, c'est du Gs positifs à la Dragon Khan, c'est hyper vénère, et on a eu la chance d'avoir un ride complet sans crouter sur les brakes. On a compris tout de suite derrière que c'est parce qu'ils envoyaient un train au garage... Peut-être qu'avec deux trains ils sauront gérer correctement ? Bon sang mais on est à PortAventura ou à Busch Gardens ? Je ne me souvenais pas des TRs qui leur reprochaient ces problèmes d'efficacité (et pourtant, on en trouve à la pelle qui râlent à ce propos !). Total, plus de 20 minutes d'attente (avec le coupe-file, mais dois-je le répéter ?). Enfin, le crédit en vaut la peine, si tant est qu'on aime se faire écraser dans le siège. Et moi, j'aime ça !

Ça fait depuis que je suis gamin que je vois ce loop en photo...

Changement de perspective : Oui, il englobe bien le lift !

Avec un train dedans, c'est peut-être plus parlant.

Nous qui avons eu la chance de ne pas nous taper les brakes, je peux vous dire que ça arrache de bout en bout.

Une chose est sûre : Ça remet les idées en place.

Cette bestiole a ouvert quand j'avais 2 ans... Et ben mon n'veu !

À la même période, à Paris, on ouvrait Indiana Jones. Ok.

Ah non hein ! C'est fini Disney ! Tu continues à en parler et on te jette aux alligators !

Ok j'arrête. Allez, suivez-moi.

Que se cache-t-il par ici ? La plus vieille montagne-russe de BGT encore en fonctionnement. 33 balais, rien que ça. Depuis la fermeture de Python en 2006, Scorpion est en effet le doyen du parc. Il s'agit d'un Schwarzkopf, qui, comme son constructeur l'indique, passe comme une lettre à la poste. C'est simple, on a l'impression de faire du ski tant le bordel est fluide ! Ça glisse, y a aucune secousse, aucune fioriture, tout est nickel malgré l'âge de la bête ! L'intérêt du layout accuse quant à lui son âge, mais c'est tellement hallucinant de rider une machine aussi clean de tout anicroche que ça se fait avec plaisir. Et surtout, aucune attente à déplorer, aucune panne non plus, c'est vraiment voyager dans une autre dimension que de faire un Schwarzkopf ! Puis leurs lap-bars, pardon, mais y en qui auraient vraiment de quoi rougir en comparaison...

C'est sûr qu'à côté des monstres du parc, Scorpion ne paie pas de mine.

Et pourtant, le ride fait toujours aussi bien son job !

Ces machines sont increvables, c'est hallucinant.

Je vous ai mis une photo dans ce sens là, parce que si j'avais pris le contre-champs...

... vous ne regarderiez plus Scorpion.

Qui mérite vraiment l'attention, malgré ce qu'en laisse présager la tronche du gonze en front.

On voulait faire Sand Serpent, mais devinez quoi ? C'est en panne ! Bravo !

Là par contre, on est pas super motivés.

Encore moins.

Non, on aurait du mal à monter dedans.

USA putain de bordel.

En route mauvaise troupe.

Sur le chemin du prochain crédit, que l'on distingue d'ici.

Oh... Pu... Tain...

C'est là-haut qu'il faut aller ? C'est ça ?

On a beau le connaître par cœur via photos et vidéos, quand on arrive devant la bête, c'est tout autre chose. Rien ne prépare l'esprit à voir cette chose si imposante, si colossale. C'est absolument monstrueux, et aucune photo ne peut rendre hommage à la carrure de SheiKra. Faut vraiment se retrouver devant physiquement pour en comprendre toute l'ampleur. Mais avant de poser nos fesses dessus, il va falloir faire face  à la sempiternelle panne.

Le temps d'admirer la taille impressionnante des trains.

30 minutes à poireauter derrière les portillons en attendant qu'un mécano pointe tranquillement le bout de son nez, et bidouille une manipulation à la con. Grrrr... Busch Gardens... Ça y est, la Rolls-Royce redémarre, et un des gigantesques trains se met en mouvement.

24 personnes s'apprêtent à côtoyer les nuages.

Premier ride, ce sera à l'avant et à l'extrême gauche pour tonton Doub, histoire de bien faire face à cette fucking chute. Une fois à l'intérieur, on comprend que nous ne sommes pas grand chose. L'être humain est décidément un petit être malléable et fragile, et SheiKra va bien lui faire comprendre. Après une ascension lente et savoureuse, où on a bien le temps de percuter ce qui va nous arriver et de contempler la verticalité de la drop, nous arrivons au sommet. Là-haut, c'est silence et immensité. Des gens rient nerveusement, d'autres se taisent, regrettant alors de ne pas être restés en-bas avec ceux-là qui nous regardent. Le train s'approche dangereusement de la drop et vient se bloquer en son sommet, le nez penché vers l'avant. Ces secondes d'attente sont particulièrement jouissives. Pas pour tout le monde, puisque j'entends des sanglots de nervosité quelque part dans le train. Et paf ! Le fauve est lâché ! Vous voyez une tour de chute et cette sensation d'être aspiré vers le bas ? Ici, multipliez la par 10. Imaginez le poids du train rempli de visiteurs face à votre misérable petit corps. Imaginez la force qui vous tire vers le bas. Voilà, vous avez une petite idée de combien cette drop est géniale.

Beaucoup ne feront pas les malins ici, je vous la garantis !

Vous voyez le gland qui lève les mains devant à gauche ? C'est bibi en first ride ! Yeah !

Vous êtes bloqués à 61 mètres de haut, penchés vers le vide, et rien n'indique quand ça va lâcher. Miam.

Mais vous le sentirez très vite quand ça aura lâché !

Cette puissance est ensuite contrecarrée par une vraie sensation de flottement dans l'Immelmann qui suit, avec petit hangtime à la clef une fois la tête en bas. La seconde drop, d'une quarantaine de mètres, peut paraître anecdotique, mais encore une fois, avec le poids qu'on se trimballe aux fesses, ça tire méchamment vers le bitume ! La zone de Splash est, comme toujours, surtout amusante offride (et rince bien comme il faut), et les freins de fin de parcours permettent de saisir qu'on vient de faire un truc dantesque. Ni une ni deux, nous y sommes retournés. Et bon sang que c'était bon ! C'est une sensation vraiment inégalable, cette puissance qui te tracte et te pousse, c'est vraiment quelque chose à vivre. +1, et quel +1 !

J'en connais quelques-uns qui flottent dans le vide...

L'Immelmann fait environ 45 mètres de hauteur.

En comparaison, la deuxième drop ne paie pas de mine, mais reste pourtant très efficace !

Qui est-ce qui va se faire rincer la gueule ?

C'est eux !

Et bien mes aïeux, ça c'est du crédit !

SheiKra vaut le déplacement à BGT à lui seul, alors si vous ajoutez Montu et Kumba à l'offre du parc... Miam !

La pose fierté, et on passe à la suite.

Euh... T'es sûr que tu ne veux pas revenir sur SheiKra ?
Oh eh, faites pas vos duchesses hein !

Il va donc s'agir du Family Zierer local, j'ai nommé Air Grover. Ça fait +1, et c'est tout ce que ça fait.

Côté théma, faut avouer qu'ils ne se sont pas foulés.

La tente bariolée en guise de gare, je ne suis pas certain du concept.

On ne s'attarde pas, et on se met en route vers la suite.

Ça va la vie ?

J'aurais plutôt dit "Right, 10m" moi, mais bon.

Bon, mais ok, on en a croisé des vrais.

Qui acceptent même de se faire caresser le museau.

Aussi bien fait que chez Jardiland !

Ceux-là sont moins coopératifs.

C'est joli tout plein par ici.

N'est-ce pas ?

Un point indéniablement positif de la Floride : les parcs sont tous très soignés.

Vous trouvez pas ?

Cette loutre s'y plaît en tout cas.

Le mystère reste entier quant à ces cavernes.

Un petit tour de train ? Bof, on n'a pas vraiment le temps là, merci !

Et ben ! C'est pas ces tortues qu'on mettra dans sa baignoire !

Quant à lui, vous pourrez toujours essayé, mais je ne vous prédis pas un grand succès.

Tiens, mais que vois-je ?

Mais non, pas ça !

Voilà ! Bon, je vous le donne en mille : catastrophe incoming.

Bah ouais, parce qu'autant le ride a de la gueule, autant c'est une véritable catastrophe bonne pour la casse. Gwazi est un duelling GCI qui ne fonctionne plus qu'à une track, le côté Tiger ayant fermé depuis un petit moment. Désormais, si vous voulez le crédit, ce sera côté Lion que ça se passera. Ouvert en 1999, le coaster est devenu insupportable à cause notamment de secousses très fortes et particulièrement désagréables de bout en bout. Impossible de profiter du layout qui pourrait être intéressant mais qui se voit complètement hachuré par ces parasites qui font qu'on passe plus son temps à essayer d'esquiver les coups qu'à se laisser porter comme on le fait habituellement dans les GCI. Comme souvent, on veut laisser sa chance à ce genre de grand-huit mal réputé mais imposant, bien intégré et signé par un constructeur de renom. Et bien souvent, il ne suffit que de quelques secondes pour que la chance qu'on lui donne laisse place aux plus vives invectives.

Alors maintenant, il reste deux solutions. Soit ils rasent complètement ce foutoir, soit ils nous font un retracking à la New Texas Giant pour proposer un duelling RMC. Mh... Y a du potentiel là... Mais en l'état, c'est un bon gros paquet de merde !

Pourtant, quand on le voit comme ça, on a envie d'y croire...

... Mais on apprendra bien vite à déchanter.

Ce côté-ci est fermé pour le visiteur.

Ah bah ouais hein ! On vous sent moins joisse tout à coup !

Le calvaire prend fin.

Le temps de remettre les vertèbres en place et on sera bon.

Alors que nous commencions à désespérer de ne pas voir ouvrir le dernier crédit de cette journée, c'est en passant devant que nous avons vu les opérateurs retirer les barrières qui barraient l'entrée. Avec grand soulagement, nous entrons enfin dans la file d'attente du meilleur grand-huit de Busch Gardens Tampa... J'ai nommé Sand Serpent ! Bon... Je m'emballe un peu... C'est parce que je suis content d'ajouter le crédit. Sinon, il s'agit simplement d'une Wild Mouse Mack, rien de bien révolutionnaire donc.

On craignait de ne pas voir cette file d'attente ouvrir de la journée.

C'est pourtant chose faite, au grand bonheur de toute l'assemblée.

Bon, ça bosse toujours aussi dur en station... Mais ça...

Quelques opérations laborieuses plus tard, il est temps de créditer !

Voilà ! Bon, il est où SheiKra ?

Ah ! Encore un petit tour ! Parce que quand même, faut en profiter !

Je vais aussi vous proposer un petit tour du Raft local, à savoir Congo River Rapids. On est aux USA, donc y a possibilité que ça rince ! Oui, mais là non. C'est assez molasson comme Raft, et c'est dommage. Surtout vu le climat de la Floride, on aurait pas été contre un petit rinçage en bonne et due forme. Tant pis.

Déjà sur le chemin de la dernière attraction de la journée.

Vous l'aurez deviné, c'est par ici.

Il s'agit d'une des rares attractions du parc à débiter à peu près convenablement.

Par contre, pour ce qui est du fun, faudra repasser. On se croirait dans Romus et Rapidus.

Pas de stress Billy, si tu prends 3 gouttes c'est le maximum.

Et c'est bien dommage !

On n'a pas fait le flume, mais mon petit doigt me dit qu'on n'a pas raté grand chose.

Bon mais alors, Busch Gardens Tampa, ça donne quoi ? Vous l'aurez compris comme des grands (même toi, au fond), BGT ça défonce assez méchamment, mais le problème opérationnel est vraiment trop omniprésent et indispose même lorsque nous avons claqué des thunes pour les Pass Express. Et encore, heureusement que nous l'avons fait, ça nous aura permis de faire plusieurs fois SheiKra et au moins une fois les différentes attractions du parc ! Sans ça, on serait repartis frustrés à coup sûr. Déjà qu'avec ces Pass, c'était 20 minutes d'attente en moyenne, parce qu'entre les pannes qui laissent présager d'un entretien à l'arrache, et les opérateurs mous du bulbe, c'était pas la joie. Pour rappel, sont tombés en panne : Montu, SheiKra et Sand Serpent qui a bien faillit ne pas ouvrir ! Pour Cheetah Hunt et Kumba, c'étaient les opérateurs qui pouvaient rechecker 2 à 3 fois les harnais après avoir fait retirer leurs lunettes à des visiteurs un même nombre de fois. C'était assez surréaliste. Quand on passe de la gestion de Disney et d'Universal à celle de BGT, ça fait un choc.

Mais bon sang, leurs machines... J'en ai rêvé la nuit tant elles sont mortelles. Montu, Kumba, SheiKra... Ce petit trio de B&M à faire baver même les plus blasés... Ajoutez à cela la théma globale et les intégrations des rides, et vous obtenez un cocktail assez détonant. Il manque tout de même un bon gros Dark Ride ou un Water à la Pompeii comme le propose justement son homologue de Virginie. Je reviendrai à coup sûr à BGT, et j'espère que ces soucis auront été résolus. Je n'ai pas encore visité Busch Gardens Williamsburg (anciennement Busch Gardens Europe), paraît que leurs opérations sont hyper rodées, alors pourquoi ça se touche à Tampa ? C'est une excellente question, mais toujours est-il que c'est le cas.
« Modifié: 29 juin 2017 à 19:06:48 par Doubick »

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PAv-fan

Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #81 le: 17 juin 2017 à 12:25:13 »
Tu n'a pas fait Cobra Curse ni Falcon Fury's ?

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Doubick

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Re : Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #82 le: 17 juin 2017 à 12:45:13 »
Tu n'a pas fait Cobra Curse ni Falcon Fury's ?

J'aurais eu du mal en 2013.  :-D

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PAv-fan

Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #83 le: 17 juin 2017 à 12:55:14 »
Je comprend pas le trip report que tu nous a proposé hier date de 2013 ?

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Doubick

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Re : Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #84 le: 17 juin 2017 à 13:07:19 »
Je comprend pas le trip report que tu nous a proposé hier date de 2013 ?

Oui, les dates sont toutes en en-tête des TRs. Je mets tous mes TRs en ligne au fur et à mesure, que je gardais pour moi comme des souvenirs jusque là. C'est une sorte d'anthologie. Du coup je retravaille simplement les phrases pour m'adresser à vous, mais les ressentis sont ceux d'époque, je ne change rien de ce point de vue.

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #85 le: 17 juin 2017 à 13:18:14 »
Je viens de lire tes 5-6 derniers TR d'une traite ! Merci de nous faire partager ça, tes TR sont top et bourrés d'humour comme j'aime

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #86 le: 17 juin 2017 à 14:43:15 »
Ta description de la first drop de Sheikra m'a vendu du rêve  :mort:
Merci pour tous tes TR passionnants à lire  :mrgreen:
2019 : Meeting Nigloland - Europa Park - Parc Astérix - Gröna Lund - Kolmarden - Liseberg - Meeting Walibi Rhône-Alpes - Parc des Combes - Meeting Benelux (Walibi Belgium - Bobbejaanland - Walibi Holland - Toverland) - Linnanmäki - Särkänniemi - Power Park

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Doubick

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #87 le: 17 juin 2017 à 18:44:33 »

Des chasseurs de crédits à l'ouest d'ici




Et voilà, il est grand temps d'entamer le dernier parc de ce trip. Bah oui, que voulez-vous, j'en aurais bien pris en rab' aussi ! Mais rien de tel que de terminer par ce bouquet final sans nul égal qu'est Islands of Adventure (second parc du resort Universal). Après Busch Gardens Tampa, avouez que ça envoie quand même du pâté ! Ah la Floride... Je sais pas vous, mais nous, on est hyper détèr' pour cette journée à IOA, qui se présente comme le rêve de n'importe quel passionné de parcs d'attractions qui se respecte. Je ne spoile rien, histoire de laisser aux moins au courant d'entre-vous la surprise de la découverte de ce bijou parconautique à travers les lignes qui suivent. Alors on enfile les santiags, et let "the adventure begins" !

Imaginez un peu la joie qu'on a de voir ce gros phallus pour de vrai !

Ma citation prend tout son sens.

Dernière journée = On se fait plaiz'. Un parc comme ça, on en profite à mort !

À peine vient-on d'entrer que le regard est attiré dans tous les sens.

Et ben mes p'tits gars, va y avoir l'embarras du choix là !

Je sais qu'il y a un truc qui vous botte au fond mais... ce sera pour plus tard dans la journée !

La sœur d'Oriane étant particulièrement fan d'Harry Potter, on ne pouvait plus la tenir. Maintenant qu'on lui a dit qu'il y avait un des plus beaux Dark Rides du monde thématisé sur sa saga préférée, c'est forcément par là qu'on allait commencé. Alors, même si je suis assez réfractaire aux films (en fait dès "La coupe de feu", c'est le début de la fin...), je peux vous dire que l'immersion est si hallucinante que vous pourrez détester jusqu'à l'univers d'HP et pourtant adorer l'attraction. Mais on va y revenir...

Pour arriver à Poudlard, il faut déjà traverser Préolard.

Et putain de bordel, que c'est beau !

Y a du détail dans tous les sens, et c'est hyper vivant. Aussi bien d'un point de vue sonore que visuel.

Ils ont vraiment mis la dose, on ne sait plus où donner de la tête.

Y en a de partout !

Tout ça est impressionnant.

Ça ne vous rappelle rien ?

Pwaaaaah...

Ok, arrêtez svp, je vais faire un AVC.

J'ai dit stop !

45 minutes d'annoncées, et c'est la seule attraction qui n'a pas de coupe-file... Qu'importe, on se lance !

Et surtout, l'attraction débite tellement qu'on ne fait jamais de surplace, on est toujours en train d'avancer.
Du coup le temps d'attente passe tout seul !

À l'intérieur, rien n'est laissé au hasard. Ils ont réussi à faire en sorte que la file soit semblable au château.
Jamais inerte, toujours pleine de vie, avec des interactions de toutes sortes un peu partout, c'est assez incroyable.

Si vous connaissez bien l'univers et que vous rentrez dedans, vous serez aux anges !
Et même sans la connaître, et même sans apprécier !

Comment être réfractaire quand on voit ça... Sachant que, comme dans le film, les tableaux vivent !

Les hologrammes sont complètement organiques... On y croit à mort.

Et vous, dans quelle maison irez-vous ?

Les embarcations sont des bancs magiques qui prendront leur envol à travers Poudlard et au-delà.

Difficile de parler de Harry Potter and the Forbidden Journey sans vous gâcher le plaisir de la découverte. On ira au strict minimum en disant que le ride est absolument exceptionnel, utilisant les mouvements de ses nacelles robotisées pour vous faire découvrir les moindres recoins de scènes superbement orchestrées, en mettant un accent particulier sur les antagonistes du film (saule cogneur, araignées et détraqueurs, pour ne citer qu'eux). Je manque vraiment de superlatifs pour vous dire à quel point c'est dantesque.

L'attraction mêle décors réels et projections sur écrans avec brio, sans qu'aucune cassure entre les deux types de mise en scène ne soit palpable. Les écrans jouent avec les décors et vice-versa, et les interactions que le visiteur peut avoir avec son environnement sont franchement uniques. Déjà, un Dark Ride qui ose des bascules en te mettant quasiment la tête en bas sans que ce soit désagréable, je dis oui. Je ne développerai rien quant au scénario et au pourquoi du comment, parce que vraiment, pour une attraction de cette envergure, rien ne vaut le plaisir de découvrir le tout en temps réel. Toujours est-il que c'est aujourd'hui mon Dark Ride favori, et haut la main ! Le genre d'attraction qui te fait dire que tu peux prendre autant de plaisir dans un excellent Dark Ride que dans un excellent grand-huit ! Si, si, je vous jure. Le temps d'attente ayant baissé par la suite, on l'aura fait 4 fois, avec toujours autant de surprises, et surtout, toujours de nouvelles découvertes !

Au sortir de cette attraction, on sera tombé complètement au hasard sur une petite animation hyper amusante. Dans une boutique reprenant celle où Harry Potter va acheter sa baguette dans le premier opus, une personne du groupe de visiteurs participant à l'animation sera choisie au pif, et devra venir tester des baguettes. L'animation reprend exactement ce qui se passe dans le film, effets spéciaux et musique inclus, jusqu'à ce que le visiteur tombe sur la baguette qui lui correspond. Et c'est absolument fendard, ça dure 5 minutes, et on s'est marrés comme des baleines tant le bordel est bien fichu et plein d'humour. Ce n'est rien de plus qu'un attrape-badauds pour que vous achetiez des baguettes hors de prix, mais c'est vraiment un truc à ne pas louper si d'aventure vous passez devant la boutique !

Allez, venez m'acheter mes baguettes !

Mais quoi, l'avenir nous le dira...

Et pour continuer avec du Harry Potter, pourquoi ne pas nous attaquer au premier crédit de la journée ? Il se situe proche de chez ce bon vieux Hagrid, dans son jardin pour ainsi dire. Et là, mes aïeux, vous allez voir ce que vous allez voir ! Flight of The Hippogriff, un Junior Vekoma ! Ouais, pas si génial que ça, c'est vrai. Un Junior Vekoma quoi.

Que voici que voilà.

Ah j'vous ai dit qu'on était dans le jardin hein !

D'accord, tu vas nous en parler encore longtemps ?

Non, juste le temps de faire le +1, vous en faites pas.

En parlant de +1, il y en deux autres qui ont quand même salement perdu de leur superbe dans le coin... Si Dragon Challenge, le double Inverted B&M, pouvait faire rêver lorsqu'il fonctionnait en mode duelling, l'intérêt s'est brutalement estompé lorsque les rides se sont mis à fonctionner séparément après l'accident de 2011 (un visiteur a lancé un objet à la tronche d'un rider du train d'en face). Le coaster ne fonctionne donc plus en duelling.

L'avantage c'est qu'on ne se prendra rien en pleine gueule.

Et que ça fait +2.

Pris un par un, les rides de Dragon Challenge sont plutôt lambdas, des Inverted bien trop classiques et sans grosse qualité intrinsèque. Ça se fait sans déplaisir mais avec un sentiment amer de ce que pouvaient apporter les interactions entre les deux rides. En l'état, c'est plutôt oubliable, y a pas vraiment motif à revenir les rider après les avoir faits une première fois. C'est bien dommage, mais c'est la triste réalité. Si je devais choisir entre les deux, je garderais Chinese Fireball (le rouge), un brin plus punchy que son fragin. M'enfin, rien d'extraordinaire. Vu le peu de monde qui s'engageait dans la file d'attente, tout cela laisse présager une fin de vie à plus ou moins long terme. Pour rappel, l'attraction a ouvert en même temps que le parc, le 28 mai 1999.

Un double Inverted B&M, ça évoque forcément un truc immense. En réalité, les rides sont très compacts.

Et surtout sans trop de saveurs pris séparément.

Un mythe s'effondre, je sais...

Enfin, ne vous en faites pas. Des mythes qui tiennent toutes leurs promesses, y en a quelques-uns dans ce parc !

Petit cassage de croute, et je vous emmène voir ces fameux mythes.

J'vous ai menti. On va d'abord faire un crochet par une attraction qui pue bien du cul avant d'aller voir ce qui se passe du côté des tueries. Bah ouais, une attraction qui schlingue, y en a bien une à IOA ! Et elle s'appelle Poseidon's Fury. C'est une espèce de show à effets spéciaux à la Templo del Fuego en beaucoup, beaucoup, beaucoup moins bon et en sacrément relou. C'est interminable, ultra bavare, nanardesque (aussi bien au niveau des effets que de l'intrigue qui pue du fion), et ça ne décolle jamais. Cette saloperie dure quasiment 15 minutes, donc si vous êtes assez short niveau timing, passez votre chemin sans aucun regret.

Ça sent l'embrouille par ici.

Restez sur vos gardes.

Bah tiens ! Je le savais ! La devanture peut être aguicheuse, mais c'est un piège
encore plus sournois qu'un attrape-touriste au souk du Caire.

Maintenant, vous ne pourrez plus dire qu'on ne vous aura pas prévenu.

Ouais ouais, range ton trident escroc.

Ah ! Là on cause !

En avant Guingamp !

Y a-t-il un Shoot the Chute plus emblématique que Jurassic Park ? Non, bien sûr. Déjà par son thème qui sonne comme une évidence dans un parc Universal, ensuite par le soin apporté à l'ensemble du parcours, construit comme un Dark Ride en plein air, qui ne se limite pas à l'habituel lift / drop, mais qui propose de descendre une rivière qui traverse le parc en côtoyant les herbivores locaux, avant de découvrir qu'il y a comme un problème. Les grilles donnant accès à l'enclos des raptors sont ouvertes, et la rivière y descend tout droit. La seconde partie du parcours, à l'approche du bâtiment où se situe le lift et en son intérieur, est vraiment excellente, avec pas mal de surprises dont je vous tairai les secrets. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a un certain T-Rex dont vous me direz des nouvelles !

Non, pas ce T-Rex là. Celui-là ça va.

La drop est monstrueuse, et ne pardonne pas, comme dans tous les Water Rides d'IOA. Vous n'en sortirez pas avec un picomètre carré de sec. De très loin le meilleur Shoot the Chute qu'il m'ait été donné de faire. Des attractions semblables de ce niveau là, c'est pas tous les jours qu'on en croise, vous pouvez me croire.

Y a de fortes chances que tu retrouves des poissons dans tes chaussettes.
Comment ça y a pas de poisson ?

Y a un bateau rempli de flétans là.

Ah ! Un crédit !

Oui, mais interdit aux adultes sans enfant. Grrrrr...

T'as pas les chaussettes suffisamment trempées ? J'ai quelque chose pour toi.

Et là, mes enfants... J'espère que vous êtes bons en apnée.

Vous le voyez venir ?

Ah Popeye, le fameux Raft... Ne cherchez pas une place dans la bouée où votre brushing pourra être épargné, y en a pas. Tu pourras faire ce que tu veux, tu vas te prendre des hectolitres de flotte sur la gueule. Les bouées embarquent d'ailleurs un puissant système d'évacuation de la flotte avant de recevoir de nouveaux visiteurs. Et malgré ça, rien que le fait de t'asseoir dans la bouée alors qu'elle est encore à quai suffit à te tremper plus que dans n'importe quel raft européen. Si au début tu peux avoir espoir de ressortir avec un petit morceau de tissu de sec, il suffira d'à peine deux virages pour que tu te carres tes espoirs profond dans la moelle épinière. Tu vas te prendre des bassines de flotte dans la gueule jusqu'à revenir à quai, des vagues plus grosses que ta bouée, sans oublier que tu vas te faire canarder de toute part par des visiteurs sadiques installés tout au long du parcours.

Même le lift pour te ramener en station est sadique. J'aurais juste à te dire qu'il est thématisé en station de lavage de voiture pour que tu comprennes que tu serais moins mouillé(e) dans le naufrage du Costa Concordia. En sortant, t'auras qu'une chose à faire, retirer ton t-shirt, et l'essorer pendant 15 minutes. J'ai jamais vu ça. C'est mortel de chez mortel.

Rien ne vous prépare à Popeye.

Ah je vous garantis que ça va chier ouais.

20000 lieues sous les mers.

Que le massacre commence.

RIP.

Et puis quitte à vous achever, on va aussi vous emmener faire un tour sur le Flume, à savoir Dudley Do Right's Ripsaw Falls. Si ces attractions, Raft comme Flume, sont habituellement des rides assez anecdotiques, il n'en est rien à IOA, où on a affaire à la crème de la crème du genre.

Justement, pour les amateurs de crème, c'est par là.

Des attractions qu'on peut refaire sans lassitude, des monuments de fun dans lesquels des croque-morts chialeraient de rire. Bon déjà, des Flumes qui rincent comme ça, j'en connais pas des masses. Là faut y aller avec une combi et des bouteilles d'oxygène.

Buvez pas la tasse les mecs !

Comme Popeye, il ne s'agit pas que d'un parcours plein de flotte, mais d'un ride décoré de A à Z. On sent néanmoins que la théma cartoon a pu représenter un motif pour le parc à ne pas trop en faire, et c'est dommage, le Flume, bien que décoré, sonnant un peu creux et vide par endroits, au regard de ce qu'IOA est capable de faire. Enfin l'effort est largement supérieur à bon nombre de parcs. Ne vous attendez simplement pas à un Splash Mountain. Pour le reste, c'est très généreux, l'attraction contenant 3 drops dont cette dernière qui est pour le coup salement humide et fort bien thématisée ! Les photos parlent d'elles-mêmes !

À ciao bonsoir !

Vous voulez l'autre angle ? Pas de problème ! Ça c'est de la mise en scène !

Attention, risque de noyade.

On continue avec les monuments ? Bien sûr jeunes gens ! Depuis l'ouverture d'Harry Potter, IOA abrite pas moins de deux des meilleurs Dark Rides du monde, et c'est bien vers le second que nous nous dirigeons. Pourtant pas fan non plus de la licence et de l'univers super-héroïque, je constate qu'une attraction bien branlée est capable de vous faire entrer dans n'importe quel univers, même ceux qui ne vous bottent pas particulièrement. Rien qu'à Universal, ils ont réussi à me faire gober Les simpsons, Harry Potter et Spider-Man. Bien joué les gars. Là, on a affaire à du très lourd.

Je sais que celui-là en fait baver plus d'un.

The Amazing Adventures of Spider-Man, c'est son nom. À ne pas confondre avec le sale reboot de Marc Webb. L'attraction est un mélange entre Dark Ride, simulateur et 4D qui n'accuse absolument pas son âge de 14 ans cette année. Putain mais le nombre de Dark Rides qui font ringards après 10 ans d'exploitation ! Il aurait pu ouvrir l'an dernier que ça ne nous choquerait pas ! Apprêtez-vous à en prendre plein les mirettes !

Alors quid ? Nous commençons dans les locaux du Daily Bugle, le journal pour lequel bosse Peter Parker. Engagés en tant que reporters, nous allons suivre Spider-Man à travers les rues de New-York, particulièrement mises à mal par les principaux ennemis de Spider-Man. Évidemment, ses ennemis deviendront rapidement nos ennemis.

Nous voici dans les locaux du journal.

La chambre noire.

Et un peu de paperasse aussi.

Embarquement immédiat pour ces nouveaux reporters qui vont en prendre plein la mouille.

Voici à quoi ressemblent les bécanes.

Le ride est complètement labyrinthique, jouant sur des perspectives très poussées et hypnotiques dont il est très difficile de démêler le vrai du faux. C'est bourré d'effets spéciaux virtuels et réels dont la nature est également complexe à distinguer, et chaque mouvement répond parfaitement à ce qui se passe sur les écrans. Les synchronisations entre les effets de plateaux et les effets virtuels sont criantes de réalisme (il y a notamment des séquences d'ascension et de chutes d'immeubles hallucinantes), tout en gardant la patte artistique des Comics de Stan Lee. C'est hyper punchy, sans aucun temps mort, on n'a jamais à attendre qu'un effet se déclenche, tout répond et réagit du tac au tac. On n'a même pas à attendre d'autres véhicules, puisque les séquences sont conçues pour qu'un seul véhicule en profite à la fois, le mettant au centre de tout, et ajoutant grandement à l'immersion. Bref, c'est un chef-d’œuvre. Je le mets tout de suite derrière Harry Potter, qui reste en tête de mon podium, mais c'est là une deuxième place qu'il va être difficile de détrôner ! 2 Dark Rides ont réussi à atomiser tout ce que j'avais fait avant cette journée. C'est quand même pas rien !

Tiens, y a quelque chose qu'on connait au fond.

Seuss Landing, qui cachait un double crédit que coaster-count n'a ajouté qu'après mon retour de trip.
Double Grrrr !

Et pourtant, j'aurais dû m'en douter !

Plus je vois ces photos, plus je grince des dents !

À IOA, ils ont indéniablement une passion pour les noms de ride à la con.

Y a à priori pas grand chose pour les grands garçons dans le coin.

Bon alors ? Qu'est-ce qu'il nous manque ?

Bah oui ! Forcément !

Incredible Hulk, un des grand-huits que les coasterfans ont le plus vu en photo depuis que leur passion est née. Moi, ça fait depuis qu'il est sortir de terre, en 1999. C'était un des coasters qui me fascinaient le plus avec Dragon Khan étant bambin. Il avait en plus pour lui d'avoir "un canon comme Space Mountain", alors tu comprends... Et voilà ! Aujourd'hui, me voilà devant !

Littéralement !

Ce grand-huit est un monstre d'intensité qui ne vous laissera pas une seconde pour récupérer. Il a une patate et une puissance assez démentielle et vous fera bouffer du Gs positifs comme un haltérophile bouffe des compléments alimentaires. Le reproche qu'on peut lui faire, d'ailleurs, c'est justement sa linéarité. C'est vraiment le seul type de sensations qu'il propose. Autre problème, c'est l'inconfort des places du milieu qui le rend particulièrement désagréable tant les vibrations sont fortes. C'est pourquoi je ne saurais que vous conseiller de vous placer à l'avant ou à l'arrière, où ces vibrations s'estompent presque totalement. Ce serait dommage que votre premier contact avec la bête soit pollué par ces aléas.

Un joyeux bordel que tout ça.

Le Zero-G Roll au placement incongru mais éminemment bien pensé.

Dès la drop passée, c'est parti pour le festival du G.

Je pourrais le regarder toute la journée.

Parce que même si trop linéaire, ça reste une très bonne machine qui enfoncera bien méchamment votre squelette dans le dossier. Puis c'est toujours impressionnant de voir un train de ce poids là se faire propulser, même à faible allure, pour passer un Zero-G Roll placé à quelques 45 mètres de hauteur. Hulk vieillit, c'est indéniable. Mais c'est un papy qui a encore ce qu'il faut dans le caleçon ! Et esthétiquement, il est encore bon pour les concours de beauté !

Ce grand-huit en impose vraiment.

Ses rugissements résonnent d'ailleurs dans tout le parc.

Vous avez dit qu'il a de la gueule, c'est bien ça ?

Ça roxe pas mal par ici. Amis de la puissance, vous serez servis.

Il est aussi bien plus proche de la peuplade qu'on peut le penser.
Oui, ça sent l'averse de Floride, vous avez raison !

À la sortie du loop, le train s'enfonce dans ce tunnel brumeux.

Il s'y engouffre évidemment à pleine blinde.

Terminons les ébats avec Doctor Doom's Fearfall, une Space Shot S&S tout ce qu'il y a de plus classique mais bien efficace, avec un bon gros airtime au sommet.

On ne va pas s'étendre 2000 ans dessus, vous savez ce que c'est.

Ça nous propulse, ça nous éjecte, ça redescend, et au revoir !

Le temps de faire quelques emplettes, et il sera l'heure du verdict final.

Vous avez vraiment besoin d'un avis sur Islands of Adventure ? Harry Potter, Jurassic Park, Popeye, Dudley Do Right's, Spider-Man, Hulk, ça ne vous a pas suffit ? Oui, Dragon Challenge n'est pas exceptionnel. Oui, c'est pas vraiment pour les crédits qu'on vient à IOA. Ok, mais on y vient pour tout le reste ! Deux Dark Rides incroyablement bons qui sont aussi géniaux que des grand-huits géniaux, 3 des meilleurs Water Rides de leur catégorie, une ambiance du tonnerre, des décors à tomber, un fun unique et inaltérable, c'est ça IOA ! Et c'est actuellement mon parc préféré ! Voilà ! C'est dit !

J'ai pris un pied monstre et inconsidérable dans ce parc. Comment mieux finir mon trip en Floride qu'à IOA ?! Il me tarde déjà d'y retourner, alors que je le quitte à peine ! Et croyez-moi, je mets une grosse pièce sur le fait que vous soyez dans le même état en le visitant ! Parce que dans le genre haut de gamme, ça se pose là ! IOA rules.

Demain, ce sera petite journée à la cool à EPCOT avec tout le petit groupe avant le vol retour, à flâner et à aller au restau, parce que ne payant pas les entrées Disney, faut en profiter ! Ah la la... Il s'en est encore passé des choses pendant ce trip hein ! Tous ces parcs, tous ces souvenirs, tous ces fous rires, la vision improbable du gros Robb Alvey tout moche et de sa pouf qui maltraitent leurs figurants sur le quai de White Lightning, c'est vraiment un truc à vivre hein ! Alors foncez dès que vous le pouvez ! Faites des parcs bon sang !

Il est temps de mettre les voiles, à grand regret.

Exit IOA, exit la Floride, exit ce putain de trip, mais une chose est sûre, on reviendra !
Retour à Paris avec plein de souvenirs en tête, et une folle envie de rempiler sur les routes américaines ! Yiiiiiha !
« Modifié: 29 juin 2017 à 19:07:14 par Doubick »

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Doubick

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #88 le: 18 juin 2017 à 12:31:37 »

Un p'tit trip al dente siouplé




Movieland Park, c'est surtout connu pour être la foire au n'importe quoi, et je vous avoue que ce n'est pas pour me déplaire. Situé au bord du lac de Garde, à tout juste 10km de Gardaland, Movieland Park ne boxe pas dans la même catégorie. Difficile de concurrencer son colossal voisin, me direz-vous. Comme quoi, c'est pas la taille qui compte, vieil adage connu de tous. C'est pas parce que c'est petit qu'il n'y a rien sous le capot. Je vous emmène faire un tour complet du propriétaire, et vous verrez, y a de fortes chances que vous ayez envie d'y aller ensuite.

Après avoir roulé depuis 4h du matin, nous arrivons devant le parc en une journée qui s'annonce radieuse.

À la découverte de Movieland Park.

Et même si c'est très inégal, y a des endroits plutôt soignés.

Théma Caterpillar.

Une chose est en tout cas certaine, on ne sera pas emmerdés par l'affluence !

Du coup, autant commencer par ce qui nous tombe tout de suite sous le nez, à savoir Hollywood Action Hotel, une Free Fall assez particulière puisqu'il s'agit de la première génération du genre conçue par Intamin. Oui jeunes gens, c'est l'ancêtre de Hurakan Condor. Et c'est franchement bien fendard ! D'autant plus fun qu'ils ont collé la BO de Twilight Zone au sommet de la tour, évoquant forcément quelque chose à l'attendance, enfin vous l'avez déjà compris à la lecture du nom de l'attraction ! Ça a des allures d'usine à gaz, c'est pas très rassurant, et la chute est assez velue ! D'ailleurs, comme vous pourrez le remarquer, la cabine se couche sur le dos lorsque vous arrivez en-bas, et ne se redressera qu'une fois arrivée au bout des rails. Je suis bien content d'avoir essayé ce genre de machine, historique pour le constructeur, historique pour nous aussi, puisqu'il s'agissait à tous de notre première du genre. Et croyez-moi, ça reste très efficace !

Voilà à quoi ressemble la bête.

Vous pouvez admirer la courbe que forment les rails et que suivra la cabine.

Ah oui, effectivement, c'est pas très engageant !

Bon, on n'est pas en octobre 1939 mais en septembre 1941. C'est la suite alors ?

Un petit coup de console, pour les fans de consoles.

J'en connais deux qui vont tomber sous peu.

Un petit coup de bande-son de la ToT plus tard...

... On revient en gare grâce à toute cette machinerie diabolique.

Pour le moment, toutes ces attractions ne nous évoquent pas grand chose.

Bon, c'était quand même bien fun tout ça ! Mais pour le reste, on découvre totalement ! Tiens, Magma 2.1... Qu'est-ce c'est que ça ? Une espèce de Tram Tour ? Ouais mon gars... Une espèce de Tram Tour... Hahaha ! Tram Tour sous amphet' alors ! Si les trams étaient pilotés comme ça, bon sang de bonsoir !... À bord d'un gros camtar, vous serez conduits sur des chemins accidentés par un fou furieux qui trace comme un perdu en frôlant tout ce qu'il peut et en vous arrosant les fesses dès qu'il en a l'occasion. Bien sûr, quelques rebondissements et effets des plus cheaps viendront ponctuer le parcours, pour ce qui se trouve être un monument dédié au n'importe quoi comme je les aime, et qu'on ne trouve qu'à Movieland Park ! C'est du tout bon !

C'est vraiment un truc de Jacky, mais qu'est-ce que c'est fun !

Ah bah je vous ai dit que c'était bien beauf hein !

Embarquement immédiat.

C'est à bord de ce joli bazar que tout se passe.

Qu'on traverse ce pont amovible qui bascule sous l'effet du poids...

...Ou cette zone pleine de flotte verdâtre, avec laquelle le chauffeur nous rincera.

On se sera ensuite engouffrés dans un 4D tout naze, à savoir Terminator 2, qui essaie de lorgner du côté d'Universal mais avec 3 francs 50 de budget. Alors déjà que l'attraction originale n'est pas hyper bandante, mais alors là... Rasez-moi tout ça s'il vous plaît.

Un bon gros caca aussi moche que le Schwarzy en 2D à droite (un comble pour un 4D).

L'entrée du prochain ride se situe dans cette remorque. Et ouais, on est comme ça chez Movieland.

Et là messieurs, on a affaire à une de mes attractions préférées tous genres confondus. Et ça, c'est vraiment la surprise du trip. Ouverte en 2013, je n'avais aucune idée de ce que pouvait être ce joyeux bazar. Et ce n'est qu'en le découvrant sur le coup que je me suis rendu compte que c'était une bonne grosse tuerie des familles. Et ce sentiment est partagé par l'ensemble de mes compagnons de trip ! Kitt SuperJet se compose d'hydroglisseurs pilotés par des tordus aussi dérangés que les mecs de Magma, fonçant à toute allure sur le bassin et zigzaguant très proche des décors, en effectuant des rotations à 360 degrés qui aspergent jusqu'à ce petit poil caché au fond de votre chaussette. Impossible de s'en lasser, ça aura été le fil rouge de cette journée, et on sera revenus le rider 4 ou 5 fois avec toujours le même plaisir ! Notre pilote attitré, Mr. 360, aura été fort compétent et fort sympathique, je recommande cet hurluberlu !

En enfilant ces gilets, on n'a aucune idée de ce qui nous attend.

Tiens ? Un hydroglisseur...

Aaaaah ! D'accord ! Je comprends mieux !

Bah ma foi oui ! C'est où qu'on signe ??

Ouh la la, c'est ric-rac.

On ramasse bien méchamment, ouais !

On va continuer d'osciller entre le bon et le moins bon, avec U-571, le simulateur de sous-marin. Ouais, ils ont vraiment des concepts improbables dans ce parc ! Malheureusement, c'est pas aussi fou que ça pourrait l'être. Ce n'est évidemment pas à brûler comme Terminator 2, mais je crois que ça a été pas mal raboté, peut-être suite à des problèmes ?

Une déception, puisque j'en avais vraiment entendu du bien.

Toujours est-il que tout commence super bien, on est pressés dès la file d'attente pour courir nous mettre à l'abri et nous installer dans le sous-marin pour qu'il puisse procéder à une évacuation d'urgence. La mise en scène est bien fendard et les opés sont à 300%. Mais une fois à l'intérieur, à part avoir le fessier mouillé par les gouttes d'eau qui tombent du plafond, et se faire arroser par quelques filets de flotte qui coulent de-ci de-là, il ne se passe pas grand chose. Y a de la fumée, du bruit, des opés qui gueulent, un gyro rouge qui tourne (en même temps, c'est un gyro), et c'est à peu près tout. J'ai souvenir de lectures où on nous vantait l'aspect machine à laver du truc tant tu en sortais trempé. Ils ont dû mettre le frein avec ça, au grand damne des dieux du fun (mes dieux à moi).

Comme partout à Movieland, c'est 5 minutes d'attente, alors bon ou pas...

Enfin voilà, au moins on sait ce que c'est.

Bon... Mais y a pas de crédit dans ce parc alors ? Ah ! Mais bien sûr que si mon bon monsieur !

Y a qu'à demander d'ailleurs !

Satisfaits les gars ?

Amplement ! On notera le tendeur pour faire tourner le sujet du centre... Putain j'aime ce parc !

Du coup je vous lâche une petite onride, comme ça, pour l'amour du kiff.

Et comme un crédit peut en cacher un autre, je vous informe aussi de la présence de Brontojet, un vieux Schwarzkopf ouvert à l'origine en 1969 à Lightwater Valley, chez les rosbifs. Un vieux coucou de 45 ans, ça ne peut pas se refuser. Bon, d'accord, c'est pas ce que tonton Anton a fait de mieux, mais ça fait +1 malgré tout.

Deuxième et dernier crédit du parc.

En piste Michel.

Bon, vous connaissez tous ce modèle hein.

Ça monte en helix.

Ça redescend, quelques virages et puis bonsoir.

Jamais deux sans trois, oui, mais le 3 se fera attendre un peu !

Le parc étant tout petit, il ne reste plus pléthore de choses à faire. Alors voyons le flume ?

Troncosaurus. Soit.

Tout ce qu'il y a de plus commun, pas très intéressant.

La Terror House ? Ah... La Terror House... Si elle est plutôt classique, elle est également bien fournie et pleine d'acteurs, mais c'est surtout par sa durée que l'attraction fait la différence. Amis de la panique facile et rapide, vous allez adorer ! L'attraction avoisine tranquillement la vingtaine de minutes pendant lesquelles vous serez suivis, agressés, surpris par moult choses qui vous sautent à la figure ! Le genre d'attractions où, quand tu penses avoir fini, on t'indique finalement un petit escalier pour monter encore dans les étages, et ça n'en finit pas ! On s'est bien poilés, mais ça reste à réserver aux groupes (nous étions 9). À deux là-dedans, c'est pas la même histoire.

Quand faut y aller...

Les groupes rentrent au compte-goutte, chacun devant se tenir aux épaules de celui d'en face. Classique quoi.
La vraie question dans ce genre de situation, c'est : Qui va ouvrir et qui va fermer la marche ?

Non loin de là, nous croisons un Windshear Soriani répondant au doux nom de Tomb Raider Machine. Possèdent-ils les droits de toutes ces licences ? Euh... Comment dire... J'en doute ! L'attraction est surtout une bonne raison pour vérifier si votre repas de midi était daubé, mettant à l'épreuve à peu près tous vos organes comme un Top Spin classique, en ajoutant qui plus est des désaxements de la nacelle par l’intermédiaire de ses bras. Bon, c'est de la machine de foire sans réel intérêt, alors sauf vouloir découvrir absolument ce que peut prodiguer ce genre de bécanes (pas grand chose d'agréable), passez votre chemin.

Tu la sens venir la douille ?

Oh, ça va, c'est un Top Spin...

Pas tout à fait.

Voilà ! Histoire de bien remuer ce que t'as dans le gosier !

Ah ! À l'envers et désaxé, le pied. Ou pas.

Il est censé y avoir des interactions avec la flotte, mais si elle est à 15 mètres devant nous, ça marche moins bien !
N'est pas Talocan qui veut...

Si vous avez loupé le nom de l'attraction...

Après ça, entre quelques tours du démentiel Kitt SuperJet, on aura enchaîné les merdouilles.

À savoir du bateau pirate.

Du polyp cougar.

T'as l'air malin dans ta fourrure.

Y a aussi des tondeuses à gazon.

Du monorail pour profiter des paysages alentours.

Et y a de quoi.

Bon, par contre on ne dira rien sur la théma fluo.

Une partie du bassin du génial Kitt SuperJet (vous avez compris que c'est excellent ou pas ?).

Petite vue sur le parc.

Et on quitte le monorail avec sa typo Retour vers le futur.

Les gens ont bien compris que c'était du fun en barre. Du coup, tout le parc se retrouve sur Kitt SuperJet.

Coucou toi.

Comment terminer cette journée avec autre chose (qu'un dernier tour de Kitt SuperJet, oui) que le spectacle de Movieland Park, qui va encore sentir le Jack Daniel's à coup sûr, puisqu'il s'agit du John Rambo Stunt Show. Rien que ça ! Alors pour tout vous dire, le show ne casse pas trois pattes à un canard et c'est ultra-nanar, mais ce sont les opérateurs eux-mêmes qui font les cascades et qui assurent le show (oui, Mr. 360, notre pilote de Kitt SuperJet, entre autre), et ils sélectionnent des gens du public pour venir jouer les otages. Vu qu'il n'y avait quasiment personne dans le parc, fallait forcément que l'un de nous soit réquisitionné ! Et de voir le pote au milieu de tout ce tableau d'explosions et de fusillades se faire courroucer en italien, ça valait vraiment son pesant de cacahuètes !

Le pauvre public est pris à partie.

Le bassin de Kit SuperJett est réquisitionné à l'occasion du show.

Amis de la poésie bonsoir.

Alors, Movieland Park ? Il s'agit finalement d'un parc où les meilleures attractions sont des conceptions maison qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Vous pourrez chercher autant que vous voudrez, du Magma et du Kitt SuperJet, ça ne se trouve qu'à Movieland Park. Et vu la quantité de fun que prodiguent ces deux attractions, une visite du parc s'impose indéniablement. Vous aurez rapidement fait le tour, ça peut se torcher en une après-midi en arrivant dans la région, et ça vaut carrément le coup ! Sachez qu'il y a aussi un parc aquatique que nous n'avons pas fait, mais qui est paraît-il franchement sympa, avec un toboggan assez nawak comme Movieland sait si bien faire. Le genre de descente à bouée avec un bon décollage pas très catholique d'un mètre sur une bosse... Si vous passez par là-bas, vous n'avez plus l'excuse de dire que vous ne connaissiez pas. Parc labellisé par votre serviteur !

Ah, petite évacuation de la ToT locale.

Prochain coup, on se fera le parc aquatique.

Il est temps de mettre les voiles.

Approved!

En route pour de nouvelles aventures Simone !

Avec Jean-Raymond à bord, ouais... Qu'est-ce que vous voulez ? Tout ne peut pas être parfait !
« Modifié: 29 juin 2017 à 19:07:42 par Doubick »

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Pierrot

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Re : [TR] Les trips du Doub
« Réponse #89 le: 18 juin 2017 à 13:13:45 »
Encore une fois un très bon TR , qui rappelle les bons souvenirs du meeting de l'an dernier ! (Mr360  :love: :-D)

Par contre contrairement à toi je pense qu'une journée complète n'est pas de trop pour ce parc. Les attractions sont tellement fendardes que tu peux les faire et les refaire que tu t'amusera toujours autant. C'est le genre de parcs où t'en a rien à cirer des crédits, tu les fait juste une fois et tu te casses t'éclater ailleurs.

 

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